Ciment de solitude
Des silences, des voix qui s’estompent. Je suis de nouveau seul.
J’ai cru pendant un moment, un long moment être sorti de ce tunnel.
Sourd muet aveugle. Où sont les voix qui me portaient ?
Elles disparaissent. Elles aussi.
Plus rien. Chaos. Néant.
Peur au cœur. Ame amère.
Dame drame pourquoi tout est si noir ? Pourquoi tout est aussi réel ?
Maman réveille moi,
Maman réponds !
Silence.
Sortez moi ! Est ce quelqu’un m’entend ?
Trouble.
Des meutes d’ombres m’assaillent. Réveillez moi, je ne suis pas une ombre.
Regardez moi.
***
Rayon d’air.
Un cri perce la nuit. Un cri transperce ma solitude.
C’est le mien.
Voix dans l’ombre, voie de mon cœur je te vois.
Je suis calme.
A l’intérieur, tout est en feu. Mes veines explosent poliment une à une. Quelques larmes de sang coulent de mes plaies.
Pas de tension. Aucune appréhension.
Tout ce que renfermait mon corps, ma tête, mon cœur s’évade.
Les maux se libèrent.
Les maux déchirent mon envelloppe corporelle.
J’ai mal. Je vis.
Je suis libre.
Moi, tu meurs.
Je suis libre.
Par elikia, Vendredi 23 Fevrier 2007 à 13:50 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)




