FLEURS DE LA CITE
Demain a la couleur de notre peau
Kyrielle de tours pour vivre
Descendants d’étrangers
« nous vivons oubliés oubliant »
Loin de nos racines
Élevant notre présence pour arme
Rebelles contre nos vies
Prisonniers de l’Histoire
La cité
C’est l’Eldorado de nos pères
L’Atlantide de nos mères
Captifs d’ un rouage sans fin
Voir la cité , être faire
Leurs ampoules leurs cernes leurs dos courbés leurs cors
Décuplent notre rage
Dans notre huis clos à échelle humaine
Résonnent les hurlements, les cris de nos voix
Qu’on entend murmures, sourdes plaintes
« nous vivons agités agitant »
Par un intérieur brûlé par la révolte
Parce que nos pères nos mères ont encore la bravoure de croire
les contes d’illusions les passerelles de gloire
Parce que nos pères nos mères sont les enfants
Tenant fermement leurs espérances envers et contre tout
Nous les enfants sommes les adultes avec la réalité bien ancré dans la pupille
Demain a la couleur de notre peau
Nous le savons
Parce que nous le savons nous allons le changer
Nous allons faire pousser des fleurs dans la cité
Par elikia, Mercredi 7 Mars 2007 à 10:55 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





