Elikia... le quotidien se raconte

FLEURS DE LA CITE

 

Demain a la couleur de notre peau

Kyrielle de tours pour vivre

Descendants d’étrangers

« nous vivons oubliés oubliant »

Loin de nos racines

Élevant notre présence pour arme

Rebelles contre nos vies

Prisonniers de l’Histoire

La cité

C’est l’Eldorado de nos pères

          L’Atlantide de nos mères

Captifs d’ un rouage sans fin

Voir la cité , être faire

Leurs ampoules leurs cernes leurs dos courbés leurs cors

Décuplent notre rage

Dans notre huis clos à échelle humaine

Résonnent  les hurlements, les cris de nos voix

Qu’on entend murmures, sourdes plaintes

« nous vivons agités agitant »

Par un intérieur brûlé par la révolte

Parce que nos pères nos mères ont encore la bravoure de croire

 les contes d’illusions les passerelles de gloire

Parce que nos pères nos mères sont les enfants

Tenant fermement leurs espérances envers et contre tout

Nous les enfants sommes les adultes avec la réalité bien ancré dans la pupille

Demain a la couleur de notre peau

Nous le savons

Parce que nous le savons  nous allons le changer

Nous allons faire pousser des fleurs dans la cité

 

Vos commentaires

1 Le Mercredi 7 Mars 2007 à 21:04 GMT+2, par Lefélinbleu

Si tout le monde essayait d'en faire pousser, de ces fleurs... Ce serait mieux, non ? Beau texte, qui reflète de belles idées. Et merci de passer régulièrement ;)

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