Elikia... le quotidien se raconte

L'arme puis larmes

Les mots, l'enfant les cherche le vieillard ne les trouve pas
Tous deux se frottent les yeux et croient fermement
Être au milieu d'un cauchemar
Du moins,ils l'espèrent
De tout leur cœur, de toute leur âme, de tout leur force
Car voir, entendre, toucher,sentir,marcher
Ou tout simplement respirer
Sont le poison de leur existence
Lorsque le sang innocent abreuve les sentiers effaçant
La quiétude d'autrefois
Lorsque les balles ne servent plus à jouer et percent alors des êtres humains
Les femmes revêtues de cendre implorent pleurent
Les sanglots arrachent leurs voix
L'horreur de la guerre emporte leur beauté
Elles n'ont Rien plus Rien
Sur leur terre méconnaissable
Déserte d'endroits, déserte de personnes chères
Elles élèvent leurs mains impuissantes
Se munissant de leur foi
Auparavant chacun avait ses problèmes
Il ne fallait pas en rajouter
Ailleurs la guerre éclate
On y pille, on y tue, on y détruit personne ne s'en émeut
Sinon qui?
Décadence,déchéance,destruction accablent un peuple sans défense
L'homme qui tient l'arme n'a ni cœur ni peur
Derrière l'arme un homme meurt
La musique est poignante ponctuée de canons, de mitraillettes
Et de lourds silences
La guerre se veut œuvre d'art et produit des Picasso
C'est la ruine c'est la désolation
Quand le néant accapare les vies
Alors les fruits des armes ne sont autres que les larmes.

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