Brune Brume
Nuit. Ciel. Arbres. Immobiles.
L'horizon est mobile. Elle bouge au fil de mes pas. Elle fluctue, transforme son visage.
Cette ligne imaginaire qui fait la course à ma raison m'embobine.
Je sillonne les paysages oniriques.
Je cours. Je crève. Je me relève. C'est sûrement la trêve. D'un arbre je touche la sève.
J'embarque. La destination : l'absolu. J'explore.
Je rase les murs. Je brûle quelques frontières du réel.
A gauche. A droite. Tout droit. L'espace est infini sans jamais tourner en rond.
Cette demeure est temporaire. Les secondes, les minutes et les heures dansent inlassablement le tango.
Crépuscule, aube, jour, nuit. Opacité éphémère.
Terminus.
Le réveil vient de sonner.
Par elikia, Mercredi 4 Juillet 2007 à 13:53 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)




