La rue en héritage
Je porte le monde sur mes épaules.
Je clopine.
Le jour d'après, c'est le jour d'avant avec quelques modifications.
Toi avec un bouton. Eux à la dérive. Et moi comme toi, comme eux, en autarcie.
J'avance avec mon monde sur les épaules.
Le bonheur des leurres a mis le feu à mon bon cœur. J'ai la solitude en rancœur.
Derrière les heureux, j'ai toujours fait le joli chœur.
Surtout mes épinards manquent de beurre.
Je ne suis pas un mangeur d'heures.
Je léche la vitrine. J'arrête de faire le chien.
J'enfonce mes yeux dans la crasse du sol.
Je traverse le couloir imaginaire du paradis au coin du sommeil.
J'inverse mon rapport au temps.
J'antipe l'avenir.
Me voilà au Paradis.
Ça fait du bien !
Par elikia, Mercredi 6 Fevrier 2008 à 21:58 GMT+2 dans Notes (article, RSS)




