A vif
tous avec leurs mégots et leurs egos.
A coups de maux choisis, de mots cinglants, ils l'ont méprisée.
Ils l'ont indignée à alternance volontaire...égale.
Ecorchée à vif, on l'a vidée. On l'a ridée au corrosif de la naïveté.
Elle n'a rien dit. Elle ne dit rien. L'aphonie du perfide la condamne. La rigueur de la bienséance captive ses sens.
Alors elle a laissé les larmes parler comme une mauviette dans une serviette.
Ils ont mis en pièce son cœur battant avec une adresse et une parcimonie précieuses.
Au fur à mesure, l'usure fabrique des points de sutures.
Elle nie le déni qui surgit dans la survie.
Un pauvre cœur écrasé gisait sous la pluie. Le sien..
Ils ont essuyé leurs godasses dessus.
On observait la commodité.
Le cœur... ! Il se tordait les narines de l'odeur âpre de la méchanceté dans le silence bruyant des alliés.
Au pouls de la résistance rance, il battait.
Elle l'a ramassé tout tassé.
L'hémorragie et la rage glissaient dans l'impuissance indifférente.
Avec un reste de dignité maladive, elle a mis des béquilles à son amour-propre.
Par elikia, Jeudi 8 Mai 2008 à 19:15 GMT+2 dans Notes (article, RSS)




