Elikia... le quotidien se raconte

Adieu Césaire

 

Au port aléatoire des heures, il a tiré sa révérence.
Aimé Césaire est mort (17 juin 1913 - 26 avril 2008).
Je ne voulais pas rendre mon hommage dans le flot médiatique de l'hypocrisie générale.
Les deux amis de la Négritude se sont allés dans le dernier couloir du jour laissant un édifice spirituel collosal sur une page presque blanche.
Césaire était un père, un repère aussi, affaibli sans son pair Senghor.
Il a avancé seul dans un combat dont on a coupé le son.
Césaire est parti. Celui qui a défendu au sang de l'esprit, au sang de la plume la majesté de la coexistence des cultures s'en est allé.
J'entends encore ses mots. J'entends encore son œuvre qui luit même Soleil cou coupé. Il avait pris refuge dans la littérature. La puissance des mots, il la voulait coloré et sans clivages dans les différents ages des lettres.
Une volonté éteinte vive. Incompris. Mal interprété.
Il n'a jamais baissé la garde de l'encre. Il a manié l'épée des lettres jusqu'au crépuscule.
Il s'appliquait dans la chirurgie du présent à guérir avec des mots.
Il s'était fait l'humble serviteur d'une politique (au sens) littéraire. Une politique populaire.
Merci Monsieur Césaire.

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A vif

Elle a donné son cœur. Et ils l'ont piétiné avec une acuité personnelle ;
tous avec leurs mégots et leurs egos.
A coups de maux choisis, de mots cinglants, ils l'ont méprisée.
Ils l'ont indignée à alternance volontaire...égale.
Ecorchée à vif, on l'a vidée. On l'a ridée au corrosif de la naïveté.
Elle n'a rien dit. Elle ne dit rien. L'aphonie du perfide la condamne. La rigueur de la bienséance captive ses sens.
Alors elle a laissé les larmes parler comme une mauviette dans une serviette.
Ils ont mis en pièce son cœur battant avec une adresse et une parcimonie précieuses.
Au fur à mesure, l'usure fabrique des points de sutures.
Elle nie le déni qui surgit dans la survie.

Un pauvre cœur écrasé gisait sous la pluie. Le sien..
Ils ont essuyé leurs godasses dessus.
On observait la commodité.
Le cœur... ! Il se tordait les narines de l'odeur âpre de la méchanceté dans le silence bruyant des alliés.
Au pouls de la résistance rance, il battait.
Elle l'a ramassé tout tassé.
L'hémorragie et la rage glissaient dans l'impuissance indifférente.

Avec un reste de dignité maladive, elle a mis des béquilles à son amour-propre.

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Dehors


Le ciel fait semblant d'être bleu et simplement d'être là.
Les arbres sont anorexiques. Les bus sont boulimiques.
C'est l'hiver. Ou une saison qui lui ressemble.
Le monde est un caillou. Les hommes ne sont pas des bijoux.
Ils sont pires. Respirez l'air du temps.
L'âme humaine s'évapore. Au bord d'une pensée nacre dans un silence d'or on vagabonde.
L'infini toise sévère, la mort et sa robe à pupilles aussi.
On leur fait une révérence et passe mon chemin.
La Terre est molle du genou aujourd'hui. Elle a le tournis mais elle tient debout.
Comme quoi !

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La rue en héritage


Je porte le monde sur mes épaules.
Je clopine.
Le jour d'après, c'est le jour d'avant avec quelques modifications.
Toi avec un bouton. Eux à la dérive. Et moi comme toi, comme eux, en autarcie.
J'avance avec mon monde sur les épaules.
Le bonheur des leurres a mis le feu à mon bon cœur. J'ai la solitude en rancœur.
Derrière les heureux, j'ai toujours fait le joli chœur.
Surtout mes épinards manquent de beurre.
Je ne suis pas un mangeur d'heures.
Je léche la vitrine. J'arrête de faire le chien.
J'enfonce mes yeux dans la crasse du sol.
Je traverse le couloir imaginaire du paradis au coin du sommeil.
J'inverse mon rapport au temps.
J'antipe l'avenir.
Me voilà au Paradis.
Ça fait du bien !

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Piques effarantes



La terre est ronde
Canicule en vue?
Oui régime oblige ....

8 paires de yeux tirés sur le podium
c'est complétement tiré par les cheveux
faut prévoir l'opium

les tendances au défilé
que des fils et des tissus


Des enjeux pour ce G8?
Pas vraiment, plutôt des jeux de société


Tiens je
qu'est ce que "tutu"?
Moi je tue je

Botox, Photoshop
palliatifs modernes
C'est grave Docteur ?

 

 

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